le sucre et la santé mentale

Sucre et santé mentale : ce lien qu’on sous-estime encore

 

Quand on parle de sucre, on pense spontanément à la prise de poids ou au diabète. Pourtant, son impact dépasse largement la sphère physique. De plus en plus de recherches mettent en évidence un lien étroit entre consommation de sucre et équilibre émotionnel.

Alors, que se passe-t-il réellement dans notre corps… et dans notre tête ?

Le piège des montagnes russes émotionnelles

Lorsque nous consommons du sucre en excès, notre glycémie augmente rapidement. Cette montée brutale est suivie d’une chute tout aussi rapide, un phénomène appelé hypoglycémie réactionnelle.

Sur le plan psychique, cela se traduit souvent par :

  • de l’irritabilité,
  • une fatigue soudaine,
  • des difficultés de concentration,
  • voire une sensation de “vide” ou de nervosité.

Autrement dit, le sucre ne stabilise pas notre énergie mentale — il la dérègle.

Un faux allié du bien-être

Le sucre active les circuits de récompense dans le cerveau en stimulant la dopamine, un neurotransmetteur associé au plaisir et à la motivation. C’est ce qui explique le fameux “coup de boost” ressenti après une sucrerie.

Mais ce mécanisme a un revers : à force de répétition, le cerveau s’habitue et réclame des quantités plus importantes pour obtenir le même effet. Ce fonctionnement est comparable, à un degré moindre, à celui observé dans certaines addictions.

Résultat : on ne mange plus du sucre par faim, mais pour réguler ses émotions — stress, ennui, tristesse.

Un impact invisible mais profond !

Au-delà de ces effets immédiats, le sucre agit aussi de manière plus insidieuse :

  • Il perturbe le microbiote intestinal, aujourd’hui reconnu comme un acteur clé de la régulation de l’humeur.
  • Il favorise l’inflammation chronique, un facteur impliqué dans de nombreux troubles dépressifs.

Ces mécanismes contribuent à fragiliser l’équilibre émotionnel sur le long terme.

Quand le corps et l’esprit s’épuisent ensemble.

Une consommation excessive de sucre augmente le risque de maladies chroniques (diabète, obésité, maladies cardiovasculaires). Or, ces pathologies ont elles-mêmes un impact psychologique important.

  • Vivre avec une maladie chronique peut :
  • Altérer l’image de soi,
  • Limiter les interactions sociales,
  • Renforcer l’anxiété ou les symptômes dépressifs.

Le lien entre alimentation et santé mentale devient alors circulaire : le sucre influence l’humeur, et l’état émotionnel influence à son tour les comportements alimentaires.

Pourquoi les sucres ajoutés sont les plus problématiques

Tous les sucres ne se valent pas. Les sucres dits “ajoutés” (présents dans les produits industriels, sodas, desserts transformés) sont particulièrement problématiques.

Ils provoquent :

  • des pics glycémiques plus intenses,
  • une stimulation rapide et excessive de la dopamine,
  • une perte de contrôle dans la consommation.

Ce fonctionnement favorise les comportements compulsifs et entretient un cercle vicieux entre frustration, culpabilité et recherche de réconfort.

Un levier simple pour retrouver de la stabilité

Réduire sa consommation de sucres ajoutés ne signifie pas se priver, mais retrouver une relation plus stable avec son énergie et ses émotions.

C’est souvent un premier pas concret pour :

  • Améliorer sa clarté mentale,
  • Stabiliser son humeur,
  • Diminuer les compulsions alimentaires.

En d’autres termes, prendre soin de son alimentation, c’est aussi prendre soin de son équilibre intérieur.

Cet article a été inspiré par les journées de juin sans sucres  ajoutés.

 

Marie-Sylvie Le Bec

Thérapeute Psycho Emotionnelle

www.marie-sylvie-le-bec.fr

06 76 55 05 55

 

Références scientifiques

  • Knüppel A. et al. (2017). Sugar intake from sweet food and beverages, common mental disorder and depression: prospective findings from the Whitehall II study. Scientific Reports.
  • Hu D. et al. (2019). Sugar-sweetened beverages and risk of depression: A meta-analysis of observational studies. Journal of Affective Disorders.
  • Lassale C. et al. (2019). Healthy dietary indices and risk of depressive outcomes: a systematic review and meta-analysis. Molecular Psychiatry.
  • Marx W. et al. (2020). Diet and depression: exploring the biological mechanisms of action. Molecular Psychiatry.

 

L’impuissance acquise freine l’élan

Quand l’impuissance s’installe… et freine l’élan

Il arrive un moment où, après plusieurs échecs, déceptions ou blocages, quelque chose change intérieurement : on n’essaie plus vraiment. Non pas par manque d’envie… mais parce qu’on a intégré, souvent inconsciemment, que “ça ne sert à rien”.

Ce mécanisme porte un nom bien connu en psychologie : l’impuissance acquise. Il a été mis en évidence à la fin des années 1960 par le psychologue Martin Seligman, notamment à travers ses travaux publiés en 1967.

Ce que ces recherches montrent est simple et puissant : lorsqu’une personne est confrontée à des situations répétées où elle n’a pas de contrôle, elle finit par ne plus essayer… même lorsque des solutions existent à nouveau.

C’est là que la volonté de progresser s’inhibe.

Je le rappelle souvent au cabinet et c’est essentiel : ce n’est pas un manque de motivation, ni une faiblesse. C’est une adaptation du corps et de l’esprit face à un vécu d’impuissance.

Mais rester dans cette posture entretient le blocage. Moins on agit, plus on renforce intérieurement l’idée que l’action est inutile. C’est comme pour notre corps, moins on bouge, plus on se rigidifie, …

La sortie ne passe pas par un effort brutal, ni par une pression supplémentaire (vous vous l’êtes mise tellement souvent ! ). Elle commence par de très petits pas ou par un pas de côté, comme j’aime dire : reprendre une action simple, accessible… et aller jusqu’au bout.

Chaque petite réussite vient alors envoyer un nouveau message au cerveau : “j’ai un impact”

Et c’est ainsi, progressivement, que l’élan revient.

Si vous vous reconnaissez dans ces lignes, ne cherchez pas à faire plus, à agir dans un idéal inatteignable, .., cherchez à faire réaliste.

C’est souvent ce premier pas qui rouvre le chemin. Parfois, notre rôle de thérapeute est de donner la main, nous sommes les béquilles du moment que vous laisserez, à terme, de côté immanquablement. Et, cela sera tellement juste et bon pour vous.

A bientôt pour vous accompagner à faire un pas de côté au dispensaire ou ailleurs. 😉

Bien à vous

Marie-Sylvie Le Bec

Thérapeute Psycho Emotionnelle

www.marie-sylvie-le-bec.fr

06 76 55 05 55