Électrosensibilité : qu’est-ce que c’est vraiment ?

Électrosensibilité : qu’est-ce que c’est vraiment ?

Quand notre environnement électromagnétique devient une question de qualité de vie

Téléphones portables, Wi-Fi, Bluetooth, objets connectés, compteurs communicants, antennes-relais, 4G, 5G, équipements électriques, véhicules électriques…

Les champs électromagnétiques sont désormais omniprésents dans notre environnement quotidien. Voici d’ailleurs un graphique représentant l’évolution des expositions de 2000 à 2009. Soit avant l’arrivée de la 4G et de la 5G.

Pour la grande majorité de la population, ils font partie du paysage technologique sans être perçus. Mais certaines personnes déclarent ressentir différents troubles lorsqu’elles sont exposées à certains environnements électromagnétiques.

On parle alors d’électrohypersensibilité, généralement abrégée EHS.

Mais que recouvre réellement ce terme ? Combien de personnes sont concernées ? Existe-t-il plusieurs degrés de sensibilité ? Et surtout, que pourrait changer la transformation rapide de notre environnement numérique avec l’arrêt progressif de la 2G et de la 3G, la généralisation de la 4G et de la 5G et, demain, l’arrivée de la 6G ?

La question mérite mieux qu’un simple débat entre « tout est dangereux » et « tout est parfaitement inoffensif ».


EHS, HSEM, IEI-CEM : de quoi parle-t-on ?

Plusieurs termes sont utilisés pour désigner cette problématique.

EHS signifie Electromagnetic Hypersensitivity, soit hypersensibilité électromagnétique en français.

On rencontre également l’acronyme HSEM, pour hypersensibilité électromagnétique.

L’Anses utilise également l’expression IEI-CEM, pour Intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques.

Dans la littérature internationale, on trouve également IEI-EMF, pour Idiopathic Environmental Intolerance attributed to Electromagnetic Fields.

Ces différentes appellations recouvrent globalement la même problématique : des personnes déclarent ressentir différents symptômes qu’elles attribuent à leur exposition aux champs électromagnétiques.

L’Anses précise cependant qu’il n’existe actuellement aucun critère diagnostique validé permettant de définir médicalement l’EHS. L’identification repose donc essentiellement sur l’auto-déclaration des personnes concernées.


Quels symptômes sont rapportés ?

Les manifestations décrites sont très diverses.

Les personnes se déclarant électrohypersensibles évoquent notamment :

  • maux de tête ou céphalées ;
  • troubles du sommeil ;
  • fatigue importante ;
  • difficultés de concentration ;
  • troubles de l’attention ou de la mémoire ;
  • sensations de tension ou d’inconfort ;
  • palpitations ou sensations corporelles diverses ;
  • acouphènes ;
  • irritabilité ;
  • difficultés à récupérer ;
  • sensation de malaise dans certains environnements ;
  • parfois une véritable difficulté à vivre ou travailler dans certains lieux.

L’Anses reconnaît explicitement que la souffrance ressentie par les personnes se déclarant EHS constitue une réalité vécue, avec parfois des conséquences importantes sur leur quotidien et leur qualité de vie.

C’est un point essentiel.

Reconnaître la réalité d’une souffrance ne signifie pas nécessairement avoir déjà démontré sa cause.

Et inversement, l’absence de preuve scientifique définitive sur le mécanisme ne signifie absolument pas qu’il faille ignorer la personne qui souffre.


Ce que dit l’Anses : une position beaucoup plus nuancée qu’on ne le pense

L’Anses – Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail – a consacré une expertise spécifique à l’EHS, publié en Mars 2018 (à voir ICI)

Sa conclusion est claire : les connaissances scientifiques disponibles ne permettent pas actuellement d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes rapportés par les personnes se déclarant EHS.

Mais l’agence reconnaît simultanément la réalité de la souffrance et recommande une prise en charge adaptée ainsi que la poursuite des recherches. Cette étude date de 2016, et pas d’autres rapports n’ont été publié depuis.

Cette nuance est fondamentale.

Il faut donc éviter deux raccourcis :

« Les symptômes sont forcément provoqués par les ondes. »

mais également :

« Puisque le lien de causalité n’est pas démontré, les symptômes n’existent pas. »

Aucune de ces deux affirmations ne correspond à la position de l’Anses. Mais … Toutes les études réalisées par des laboratoires indépendants pour prouver que les ondes sont à l’origine des problématiques mentionnées ci-dessus sont systématiquement contredites par des études financées par l’industrie du sans fil pour créer le doute.


Combien de personnes sont réellement concernées ?

Source : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC7139347/

C’est probablement l’une des questions les plus difficiles.

On entend parler de 5 % de la population (dixit l’ANSES).

Mais ce chiffre doit être manipulé avec prudence.

L’Anses souligne notamment qu’en l’absence de critères diagnostiques validés, les estimations de prévalence reposent sur des déclarations et peuvent donc varier considérablement selon les études et les populations étudiées.

Autrement dit, 5 % ne doit pas être considéré comme un chiffre absolu et définitif et est certainement très sous-estimé puisque les marqueurs biologiques d’une étude médicale annoncent 12 à15%.

Il pourrait correspondre à certaines populations ou à certaines définitions de l’EHS, mais il ne permet pas de déterminer précisément combien de personnes ressentent une gêne liée à leur environnement électromagnétique.

Il existe probablement une différence importante entre :

la personne qui se définit comme électrohypersensible, la personne qui ressent une gêne dans certains environnements, et la personne qui adapte déjà son comportement sans se considérer comme EHS.

Cette distinction est importante.

Une personne peut par exemple décider de ne plus dormir avec son téléphone près du lit, de couper son Wi-Fi la nuit ou d’éloigner certains équipements électriques sans jamais se considérer comme « électrosensible ».

Elle n’apparaîtra pas nécessairement dans les statistiques consacrées à l’EHS.


Existe-t-il plusieurs niveaux d’électrosensibilité ?

Il n’existe pas aujourd’hui de classification médicale officielle en cinq niveaux d’EHS.

Mais pour comprendre la diversité des situations rencontrées sur le terrain, on peut imaginer une gradation descriptive.

Niveau 0 – Pas de sensibilité identifiée

La personne ne rapporte pas de gêne particulière qu’elle associerait à son environnement électromagnétique.

Niveau 1 – Sensibilité légère

Certains environnements semblent provoquer une gêne occasionnelle : sommeil moins récupérateur, fatigue, inconfort, maux de tête ou difficulté à se concentrer.

Niveau 2 – Sensibilité environnementale

La personne commence à identifier certains lieux ou certaines sources comme particulièrement inconfortables.

Elle modifie progressivement son environnement : emplacement du lit, utilisation du Wi-Fi, téléphone portable, équipements connectés, etc.

Niveau 3 – EHS déclarée

La personne établit clairement un lien entre certains environnements électromagnétiques et ses symptômes et adapte fortement son mode de vie.

Niveau 4 – EHS sévère ou très invalidante

La personne peut rencontrer des difficultés importantes pour travailler, dormir, voyager, habiter certains logements ou fréquenter certains lieux.

Cette graduation n’est pas un diagnostic médical.

Elle permet simplement de comprendre qu’il existe probablement un continuum entre l’absence de gêne identifiée et une situation extrêmement invalidante.


Un environnement électromagnétique qui évolue rapidement

High-angle view of a telecommunication tower against the sky, showcasing modern infrastructure.

Et c’est ici que la question devient particulièrement intéressante.

Notre environnement électromagnétique n’est pas figé.

Il évolue en permanence.

La 2G a été déployée dans les années 1990 et doit disparaitre en 2026

La 3G est arrivée ensuite en 2004 et disparaitra en 2029. Cette technologie est pour moi la moins polluante. Voi aussi mon article ICI sur la disparition de la 2G et de la 3G.

Puis la 4G en 2010 et la 5G en 2020.

Et déjà se prépare la génération suivante : la 6G dont les bandes de fréquences ont été voté à l’occasion de la CMR 2023 (Conférence mondiale des radiocommunications à Dubaï) et allant de 6,425 à 7,125 GHz !

À chaque génération, les usages augmentent, les réseaux évoluent, les équipements se multiplient et de nouvelles bandes de fréquences peuvent être mobilisées.

L’Anses souligne elle-même que le développement des nouvelles technologies et des nouveaux usages contribue à modifier les modalités d’exposition de la population. Mais toujours pas d’études pour démontrer les liens entre électrosensibilité et seuils d’exposition en condition réelle.


2G et 3G : une page se tourne

En France métropolitaine, les opérateurs ont programmé l’arrêt progressif des réseaux 2G et 3G entre 2026 et 2029.

Voir mon article https://pmondes.fr/2026/07/27/la-fin-de-la-2g-et-de-la-3g-sommes-nous-prets-pour-cette-nouvelle-revolution-ou-pour-une-nouvelle-dependance/

L’extinction est déjà en cours dans certaines zones.

Selon l’Arcep, les réseaux 2G et 3G seront progressivement remplacés par les technologies 4G et 5G.

Cette transition ne concerne d’ailleurs pas uniquement les téléphones.

Certains équipements professionnels et techniques utilisent encore ces réseaux :

  • téléalarmes ;
  • systèmes de télésurveillance ;
  • équipements d’ascenseurs ;
  • dispositifs de communication machine-to-machine ;
  • certains équipements techniques ou industriels.

L’Arcep suit précisément cette migration.


Les fréquences ne disparaissent pas nécessairement

C’est un point particulièrement important.

Lorsque la 2G ou la 3G disparaît, cela ne signifie pas nécessairement que les fréquences précédemment utilisées disparaissent de l’environnement.

Dans le cadre de la neutralité technologique, les opérateurs peuvent réutiliser certaines bandes de fréquences pour des technologies plus récentes comme la 4G et la 5G.

L’ANFR a notamment indiqué que les bandes concernées pouvaient être réutilisées pour la 4G ou la 5G.

L’Anses rappelle également que la 5G utilise en partie des bandes déjà exploitées par les générations précédentes, notamment dans les gammes 700 MHz à 2,1 GHz, auxquelles s’ajoute notamment la bande autour de 3,5 GHz.

Autrement dit :

le remplacement d’une technologie par une autre ne signifie pas nécessairement une disparition de l’exposition.

Il s’agit plutôt d’une transformation de l’environnement radioélectrique. Ce qui n’est pas forcément rassurant.


4G, 5G : davantage de technologies, mais pas nécessairement une explosion des niveaux d’exposition ?

Il faut ici éviter un raccourci souvent rencontré.

Plus de technologies ne signifie pas automatiquement « exposition dangereuse ».

L’Anses indique que, pour les déploiements 5G étudiés, les niveaux globaux d’exposition sont attendus comme comparables ou légèrement supérieurs à ceux des technologies existantes dans les bandes concernées, et considère peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande 3,5 GHz entraîne de nouveaux risques sanitaires au vu des données disponibles. « Entraine de nouveaux risques sanitaires » ? C’est un peu comme un aveu à demi-mot, une reconnaissance que le risque sanitaire existe et existera à l’avenir.

En revanche, l’Agence insiste sur un point particulièrement intéressant :

l’évolution de l’exposition doit continuer à être suivie à mesure que le parc d’antennes et les usages augmentent.

C’est une approche que l’on peut difficilement qualifier d’alarmiste, si l’on considère que l’état actuel du parc d’antennes n’est pas déjà préoccupant. Je rappelle sur la page https://pmondes.fr/diagnostic-electromagnetique/ le nombre actuel d’antennes existantes.

C’est censé être simplement une approche de surveillance.


Et demain : la 6G ?

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La 6G n’est pas encore une réalité commerciale généralisée.

Mais elle est déjà au cœur des travaux de recherche et de normalisation.

L’ANFR indique dans son contrat d’objectifs 2025-2028 que la 6G devrait devenir une réalité à l’horizon 2030.

Les discussions portent notamment sur l’utilisation de fréquences déjà exploitées par les générations précédentes, mais également sur de nouvelles bandes intermédiaires et potentiellement sur des fréquences sub-térahertz, au-delà de 100 GHz et allant pour la téléphonie mobile de 6,425 à 7,125 GHz

Cela signifie que notre environnement électromagnétique va continuer à évoluer et donc à augmenter.

Et c’est précisément pour cette raison qu’il serait imprudent de prétendre aujourd’hui connaître avec certitude les conséquences à long terme de toutes ces évolutions.


La question que personne ne peut encore trancher

Une question mérite pourtant d’être posée :

L’augmentation et la diversification permanente des expositions électromagnétiques pourraient-elles conduire, dans les années à venir, à une augmentation du nombre de personnes se déclarant sensibles ?

Aujourd’hui, nous ne pouvons pas répondre scientifiquement oui.

Il n’existe pas de donnée permettant d’affirmer que le déploiement de la 4G, de la 5G ou demain de la 6G entraînera mécaniquement une augmentation de l’EHS.

Mais l’inverse serait tout aussi hasardeux :

nous ne pouvons pas non plus considérer que cette évolution ne mérite aucune surveillance au vu de la situation actuelle et du nombre croissant de personnes EHS.

L’Anses elle-même recommande de poursuivre les recherches sur l’EHS et de continuer à caractériser les expositions à mesure que les technologies et les usages évoluent.

C’est donc une question ouverte, partiellement orientée, avec peu de moyens et que la science repousse face au pouvoir économique et politique de l’industrie du sans-fil.

Et une question ouverte mérite des mesures, des données et de la recherche — pas des certitudes fabriquées, je le conçois.


Pourquoi mesurer son environnement électromagnétique ?

C’est précisément là qu’un audit électromagnétique peut avoir son intérêt.

Un audit sérieux ne consiste pas à dire :

« Il y a des ondes, donc c’est dangereux. »

Il consiste à répondre à des questions beaucoup plus concrètes :

Quelles sont les sources présentes ?

Quelles fréquences sont utilisées ?

Quels sont les niveaux mesurés ?

À quels endroits de l’habitation ou du lieu de travail ?

Existe-t-il des différences importantes entre les pièces ?

Quelles sources sont permanentes et lesquelles sont intermittentes ?

Existe-t-il des sources internes facilement identifiables ?

Quelle est la contribution des installations extérieures ?

Peut-on réduire certaines expositions sans bouleverser le quotidien ?

Quelles sont les habitudes des utilisateurs ?

Cette approche permet de passer de la peur à la connaissance.


Chez le particulier : la chambre devrait être une priorité

Un diagnostic peut notamment s’intéresser :

  • aux champs électriques basse fréquence ;
  • aux champs magnétiques 50 Hz ;
  • aux radiofréquences ;
  • au Wi-Fi ;
  • au Bluetooth ;
  • aux téléphones DECT ;
  • aux téléphones mobiles ;
  • aux équipements connectés ;
  • aux compteurs et installations électriques ;
  • aux antennes-relais ;
  • aux équipements des logements voisins (notamment ceux des voisins) ;
  • aux sources particulières présentes dans l’environnement (un aéroport, un radar militaire etc …).

La chambre mérite une attention particulière car elle constitue un lieu d’exposition potentiellement prolongée.

Un appareil utilisé pendant cinq minutes et un environnement dans lequel une personne passe huit heures chaque nuit ne représentent évidemment pas la même situation en termes de durée d’exposition.


Et dans les entreprises ?

La problématique devient encore plus intéressante.

Un salarié peut passer 7 ou 8 heures par jour dans le même environnement professionnel.

Ordinateurs portables, Wi-Fi, téléphones DECT, smartphones, bornes, équipements connectés, installations électriques, serveurs, transformateurs, machines industrielles…

Les sources sont multiples.

Dans ce contexte, caractériser l’environnement électromagnétique peut constituer une démarche de prévention complémentaire.

C’est particulièrement pertinent lorsqu’une entreprise constate :

  • des plaintes récurrentes concernant certains espaces ;
  • des salariés qui évitent certaines zones ;
  • des difficultés de confort au poste de travail ;
  • des interrogations concernant le Wi-Fi ou les équipements sans fil ;
  • une demande du CSE – Comité social et économique ;
  • un projet de réaménagement ou de transformation numérique.

L’Anses rappelle d’ailleurs l’importance de mieux maîtriser certaines expositions professionnelles aux champs électromagnétiques, notamment lorsqu’elles peuvent atteindre des niveaux élevés dans certaines situations de travail.


ANFR et Anses : deux rôles différents

Il est important de ne pas confondre les deux organismes.

L’ANFR

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) intervient notamment dans la gestion du spectre radioélectrique, le contrôle et la surveillance des installations radioélectriques et la mesure de l’exposition du public aux champs électromagnétiques issus notamment des réseaux mobiles.

Son observatoire suit également l’évolution des réseaux 2G, 3G, 4G et 5G.

L’Anses

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail évalue les risques sanitaires associés aux expositions.

Elle travaille notamment sur les radiofréquences, les basses fréquences, la téléphonie mobile, la 5G et l’EHS.

Les deux approches sont donc complémentaires :

ANFR → mesurer, surveiller, gérer le spectre et caractériser les expositions.

Anses → analyser les connaissances scientifiques et évaluer les risques sanitaires.


Mesurer n’est pas avoir peur

C’est probablement le message le plus important.

Faire mesurer son environnement électromagnétique ne signifie pas être convaincu que les ondes sont dangereuses.

Tout comme mesurer la qualité de l’air d’une maison ne signifie pas que l’on pense que l’air est forcément pollué.

On mesure précisément pour savoir.

Et une fois que l’on sait, on peut éventuellement agir.

Parfois, une mesure montrera que le niveau est faible.

Parfois, elle révélera une source inattendue.

Parfois, une modification extrêmement simple permettra de réduire fortement une exposition locale.

Et parfois, aucune action particulière ne sera nécessaire.

L’objectif n’est pas de supprimer toute technologie.

C’est de rechercher un environnement maîtrisé et cohérent avec les besoins de chacun.


Vers une nouvelle approche de l’habitat et du travail

L’arrivée successive de nouvelles générations technologiques nous oblige à repenser notre rapport à l’environnement électromagnétique.

La 2G disparaît.

La 3G disparaît progressivement.

La 4G devient une infrastructure majeure.

La 5G se déploie.

Les objets connectés se multiplient.

Et la 6G se prépare déjà.

Cette évolution ne signifie pas automatiquement que notre environnement devient dangereux. Quoique !

Mais elle signifie incontestablement que notre environnement électromagnétique devient plus complexe.

Et plus un environnement est complexe, plus il devient intéressant de le caractériser, de la mesurer, de le comprendre.


Une approche responsable : mesurer avant de conclure

L’électrosensibilité reste aujourd’hui un sujet scientifique complexe.

Les symptômes rapportés sont réels.

Leur mécanisme et leur éventuel lien causal avec les champs électromagnétiques restent, eux, une question de recherche.

Il serait donc aussi irresponsable de nier systématiquement la souffrance des personnes concernées que d’affirmer que chaque symptôme est nécessairement provoqué par une exposition électromagnétique.

Entre ces deux positions existe une troisième voie :

observer, mesurer, documenter, réduire lorsque cela est pertinent et continuer à chercher.

C’est dans cette logique qu’un audit électromagnétique peut prendre tout son sens.

Pour un particulier comme pour une entreprise, il peut permettre de dresser une véritable cartographie de l’environnement électromagnétique, d’identifier les principales sources et de rechercher, lorsque cela est nécessaire, des solutions simples et proportionnées.

Parce qu’au fond, la bonne question n’est peut-être pas :

« Les ondes sont-elles dangereuses ? »

mais plutôt :

« Quel est réellement mon environnement électromagnétique, à quoi suis-je exposé, et puis-je raisonnablement le maîtriser ? »

Et cette question-là mérite une réponse fondée sur des mesures plutôt que sur des suppositions.


À retenir

EHS = Electromagnetic Hypersensitivity / hypersensibilité électromagnétique.

IEI-CEM = Intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques.

ANFR = Agence nationale des fréquences.

Anses = Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

2G / 3G = générations de réseaux mobiles progressivement arrêtées en France métropolitaine entre 2026 et 2029.

4G / 5G = technologies appelées à reprendre progressivement les usages des anciennes générations, avec notamment la réutilisation de certaines bandes de fréquences.

6G = prochaine génération de réseaux mobiles, dont le développement est envisagé autour de l’horizon 2030.

EHS : il n’existe actuellement ni test diagnostique consensuel ni classification médicale officielle en niveaux.

5 % : ce chiffre ne doit pas être considéré comme une mesure définitive de la population concernée.

Et surtout : l’évolution technologique ne permet pas aujourd’hui d’affirmer que la 4G, la 5G ou la 6G provoqueront une augmentation de l’EHS. Mais elle justifie pleinement de continuer à mesurer, surveiller et étudier l’évolution des expositions.


Pour aller plus loin

Pour un logement, un cabinet, un commerce, une entreprise ou un établissement professionnel, un audit électromagnétique permet d’aller au-delà des impressions et des inquiétudes : il s’agit de caractériser concrètement les champs électriques, champs magnétiques et radiofréquences présents dans l’environnement, puis d’identifier les possibilités de réduction lorsque celles-ci sont pertinentes.

Connaître son environnement, c’est déjà reprendre une partie du contrôle.
 
Article proposé par Pascal Martinez – Géobiologue / Magnétiseur
 
PS : Contenu partiellement généré par IA

Finies les vacances ! c’est la reprise…

Finies les vacances ! c’est la reprise…

C’est le 1er jour, je traîne des sandales et je pèse trois tonnes. Devant l’écran rien n’y fait, j’ai la
sensation d’avoir passé une nuit blanche.
La petite voix dans ma tête me rabroue : mais dis-donc, c’est fini ces caprices ? T’as un boulot
intéressant, des collègues sympas, arrête de faire ton caliméro ect…Certains appellent cela « se
raisonner », en réalité cela n’arrange rien, bien au contraire. D’ailleurs qui parlerait de cette façon à une
amie pour l’encourager ?
Après 2 jours à lutter contre la fatigue et le brouillard mental, je prends le taureau par les cornes. Je
m’assois au calme. Enfin, je prends le temps d’écouter cette part de moi qui pèse 3 tonnes, qui n’a pas
bougée d’un iota. C’est mon ventre qui attire mon attention, j’ai la sensation d’avoir un ballon énorme
dans le ventre, qui prend toute la place, et une part de moi est comme asphyxiée et cherche son air
autour.
J’établis le contact avec cette part, comme en lui disant « bonjour, je te vois » ; la sensation se renforce.
Je lui fais savoir que je vois à quel point elle se sent toute mal, écrasée par ce ballon, et comme c’est
dur de trouver de l’air. Je prends vraiment conscience de sa « détresse », et lui fais savoir que c’est
légitime de se sentir comme ça, que c’est ok. C’est touchant, je suis touchée.
Eckhart Tollé1 dit que rechercher la paix, c’est instaurer un nouveau conflit intérieur. Ce que je vis
l’illustre parfaitement. Tant que je lutte pour aller bien, j’accentue ma souffrance, car je lutte contre la
réalité. Dès que je reconnais ce qu’il se passe en moi et que je peux le voir avec empathie, les tensions
disparaissent.
J’accueille ainsi les différentes parts qui se manifestent en moi, comme une série de poupées russes :
une part est irritée par celle qui se sent asphyxiée et la juge faible. Elle finit par me montrer qu’elle
s’inquiète que je ne parvienne plus jamais à me mettre au travail, et que je sois licenciée. Je lui fais
savoir que j’entends, que ce n’est pas étonnant qu’elle s’irrite et s’inquiète si elle pense que je peux
être licenciée. Dès qu’une nouvelle part se manifeste je l’accueille, comme une mère qui accueille sa ribambelle d’enfants en conflit et dit à chacun « je vois ce que tu ressens, c’est ok de ressentir cela » avec
bienveillance.
Alors tous les enfants se sentent entendus, compris et se calment. Chacun a joué son rôle d’alerte :
« attention à ne pas te perdre dans un travail qui ne t’épanouit pas », « attention à travailler correctement
pour ne pas perdre ton travail » ou encore « voici ce que je souhaite que tu vives »… et curieusement,
ces parts qui semblent antagonistes finissent par marcher ensemble dans la même direction, main dans
la main. La cacophonie devient symphonie.
Cela m’a fait un bien fou.
Le lendemain j’étais joyeuse et efficace.
Et bien c’est cela le focusing2

. Une thérapie « comportementale », qui permet d’améliorer la façon dont
on se comporte avec soi-même, dont on se traite. Pour s’aimer mieux. C’est une façon d’être avec ce
qui est là, pas de faire. Une croyance répandue est qu’il faut faire quelque chose pour aller mieux. Il n’y
a souvent rien à faire, juste à reconnaître. Le focuseur ne travaille pas à partir du mental, mais à partir
de ses sensations corporelles. Le thérapeute n’interprète rien, il vous guide à travers vos sensations :
reconnaître ce qui est là, établir un lien, approfondir le contact. C’est un processus doux qui permet de
faire de la clarté et de prendre confiance en soi.
Être présent à ce qui se passe en soi, permet de retrouver sa souveraineté intérieure, le pouvoir de
choisir, plutôt que de laisser les rennes à l’inconscient, souvent guidé par la peur.
Bonne symphonie de rentrée à tous !

Lysanne Bour
Praticienne en focusing

1 écrivain et conférencier canadien, d’origine allemande, auteur du best-seller « le pouvoir du moment présent »
2 vous pouvez consulter le site Wikipédia qui décrit très bien la discipline

 

Charger ses pierres à la pleine lune

La pleine lune est le moment parfait pour vous occuper de vos pierres !

La lithothérapie ou les bienfaits des pierres sont reconnues pour leur vertus thérapeutiques dans toutes les civilisations et depuis la nuit des temps.

Mais on oublie parfois de purifier nos pierres lorsqu’on les achètent ou qu’on les utilise, or les pierres sont très sensibles et emmagasinent l’énergie ambiante.

Si votre pierre est terne, c’est aussi un signe qu’elle a besoin d’être rechargée. C’est pourquoi les recharger au moins une fois par mois à la pleine lune est recommandé.

Lorsque la lune est pleine, son énergie est à son maximum et ses rayons sont plus doux que ceux du soleil, c’est pourquoi vous pouvez y exposer vos pierres sans craindre de les abimer.

Avant de les laisser sur le rebord de la fenêtre, de la tombée de la nuit jusqu’au lever du jour, purifiez vos pierres, bijoux et pendules.

Voici quelques méthodes de purification:
🪴Si vous vous y prenez à l’avance (min. 12heures), vous pouvez enterrer vos pierres dans la terre, puis les nettoyer avec un chiffon avant de les recharger à la pleine lune. Espacez-les de 10 cm.

💦Faire tremper les pierres dans l’eau douce, au moins 5h convient pour les agates, aigues-marines, amethystes, ambres, apatites, aragonites, pierres de lune et de soleil, quartz, tourmalines, topazes, et oeil de tigre mais attention, une quarantaine de pierres ne supportent pas l’eau (car elles sont trop tendres ou riches en métaux- l’angélite, la célestine, l’hématite, l’howlite, la lapis lazuli, la pyrite, la rose des sables et la sélénite en font partie).

🌊Vous pouvez faire la même chose avec de l’eau salée mais la aussi attention certaines pierres ne supportent pas le sel comme la calcite, la cornaline, la labradorite, la lépidolite, la moldavite, l’opale, la turquoise, la pierre de lune et l’ulexite.

🧂Une autre méthode qui marche pour beaucoup de pierres est d’utiliser 3x le volume de votre pierre en gros sel que vous placez dans une assiette avec un mouchoir/tissu pour séparer les pierres du sel. Laissez les 12h avant de recharger vos pierres à la lune. Jetez le sel.

✨Pour un nettoyage rapide vous pouvez utiliser la fumée d’encens, le palo santo ou la sauge.

🐚Les coquilles Saint Jacques, une fleur de vie ou un amas de Quartz sont aussi de très bons purificateurs.

Une fois que vos pierres sont nettoyées vous pouvez les mettre sous les rayons de la lune avec pourquoi pas des petits mots intentions dessous pour les charger: amour, joie, santé, créativité et inspiration par exemple !

Ps: Et si vous décidez d’acheter des pierres, essayez de choisir une filière respectueuse de l’extraction à la commercialisation et n’oubliez pas de bien la nettoyer avant de la porter.

Le Smartphone et son utilisation

La majeure partie des utilisateurs de Smartphones, ne savent pas comment fonctionne leur appareil. Je me suis rendu compte que l’essentiel pour eux, c’est que ça marche. En tant qu’expert en pollutions électromagnétiques, savoir paramétrer un mobile, désactiver certaines fonctionnalités toxiques, devraient faire partie d’un permis d’utilisation afin d’éviter de consommer trop de « capital ondes » et qu’un jour on ne puisse plus en consommer du tout.

J’ai observé que beaucoup de personnes ont des fonctionnalités activées en permanence sans savoir pourquoi, ni ce que ça représente. Données mobiles activées, Wifi activé, Bluetooth activé, Géolocalisation activée, Partage de connexion…  Et tout cela en même temps ! Et le mode avion ne coupe pas tout. Surtout sur les appareils Apple, qui sont impossibles à neutraliser, sauf en les éteignant.

Il me parait donc évident de vous donner quelques astuces, afin de réduire votre exposition aux hautes fréquences, des conseils d’utilisation, des « trucs » que personne de vous donnera, à moins d’être quelqu’un qui a besoin de comprendre. C’est cadeau, pour vous et pour vos enfants !

 

1 – Comment fonctionne un Smartphone ?

Le smartphone, quand il est en veille, se connecte en permanence aux antennes relais à proximité, lui permettant d’être identifié. Il analyse les messages reçus par les antennes relais qu’il capte, ce qui lui permet d’être géolocalisé et de mettre à jour en permanence les messages et notifications des amis et contacts.

Quand il passe du mode Avion au mode actif, il s’annonce sur le réseau en émettant un flash d’ondes à pleine puissance pendant quelques secondes à l’antenne relais qu’il capte le mieux, afin de lui transmettre le message : « je porte ce numéro et j’appartiens à cet opérateur ! ».

Les barrettes de réception permettent d’avoir une indication sur le niveau de couverture du réseau et de quel réseau il s’agit ?

Si une personne cherche à vous joindre, l’opérateur acheminera l’appel vers la dernière antenne relais qui a identifié le téléphone.

Les téléphones émettent des ondes hautes fréquences : 700, 800, 900, 1800, 1900 ou 2600, 3600 Méga Hertz suivant le type d’appel (2G, 3G, 4G ou 5G) et émet aussi à 2400 et 5000 Méga Hertz lorsque le WIFI et le Bluetooth sont activés.

Lors de déplacements, le téléphone va capter toutes les antennes environnantes et à chaque fois il va se présenter en émettant un flash d’ondes en pleine puissance. En ville, la densité des antennes étant plus importante, il réalisera sans cesse sa présentation.

En résumé : en veille, le téléphone émet :

– lorsque vous vous déplacez et qu’il doit se présenter aux nouvelles antennes,

– lorsqu’il est en limite de zone d’antenne relais,

– ou encore lorsque l’antenne relais interroge le téléphone pour connaître différentes informations.

 

Et lorsque je téléphone ?

Le portable émet à pleine puissance à la réception de l’appel durant toute la phase de sonnerie, même chose si c’est vous qui appelez.

Une fois la communication établie, le téléphone réduit sa puissance au minimum pour permettre de maintenir la conversation.

Dans une zone de mauvaise réception, le portable émet jusqu’au maximum de sa puissance.

Si vous vous déplacez durant la conversation, le téléphone va en permanence augmenter ou réduire sa puissance en fonction des niveaux de réception des nouvelles antennes.

Le téléphone émet en pleine puissance lorsqu’on l’allume ou l’éteint et lorsqu’on envoie ou reçoit un sms ou mms.

 

Faut-il téléphoner en 2G, en 3G, ou en 4G ? avec les 3 ? Un seul ?

Avec les 3 ? Surtout pas ! D’une part, cela n’est pas utile et ne permettra pas une meilleure communication et d’autre part cela veut dire que le téléphone va rechercher les 3 réseaux en permanence, dont émettre beaucoup plus.

Il est indispensable d’en sélectionner un seul.

Des mesures ont été effectuées avec le même téléphone et les mêmes conditions de réception, la 3G expose environ 500 fois moins que la 2G et 18 fois moins que la 4G !

D’où l’intérêt de paramétrer les appels téléphoniques uniquement en 3G…

 

Et si je vais sur internet ? (Valable aussi pour les tablettes)

Plusieurs options pour aller sur internet avec son téléphone :

– Par les réseaux 3G, 4G ou 5G en activant les données mobiles,

– Ou par le wifi en activant le WIFI de votre téléphone.

Si vous êtes dans un lieu avec une connexion WIFI, vous pouvez désactiver les Données mobiles / Données cellulaires (3G), à l’inverse, si vous n’avez pas le WIFI, désactivez-le et activez les Données mobiles / Données cellulaires (3G).

 

Attentions aux applications…

Selon le type d’application, la connexion est permanente… : récupération automatique des emails, bourse, météo…

Les smartphones peuvent émettre à votre insu des ondes toute la journée sans même avoir été utilisés…

Un portable peut émettre des rayonnements jusqu’à 15V/m toutes les 10 secondes… le maximum recommandé est 0,6 V/m…

 

RECOMMANDATIONS POUR RÉDUIRE SON EXPOSITION QUOTIDIENNE

1 – Appelez dans des zones de bonne couverture et exclusivement en 3G, la couverture réseau est excellente. Paramétrez vos appels téléphoniques en 3G.

2 – Téléphonez le moins longtemps possible et avec le haut-parleur en vous tenant à bonne distance ou avec un kit filaire.

3 – Évitez de téléphoner en conduisant ou dans tout espace confiné.

4 – Lors de vos appels, éloignez-vous des personnes d’au moins 2 m, en particulier des enfants et des femmes enceintes.

5 – Privilégiez l’envoi de sms.

6 – Activer les Données mobiles / Données cellulaires seulement lorsque vous en avez besoin.

7 – Désactiver le WIFI. Si vous êtes au bureau ou à la maison, consultez internet sur ordinateur.

8 – Éloignez-vous du téléphone lorsque vous téléchargez une application ou autre document de taille importante.

9 – La nuit, il est préférable d’éteindre votre téléphone ou de le mettre en mode Avion / Hors ligne.

10 – Si vous tenez à le conserver la nuit : désactivez le WIFI, le Bluetooth et les Données mobiles / Données cellulaires et tenez-le éloigné de vous d’au moins 2 mètres.

11 – Si vous tenez à vous connecter sur internet à la maison ou au bureau avec votre téléphone, vous pouvez le faire en filaire en banchant un adaptateur RJ45 – réseau Ethernet filaire. Il en existe pour tous les types de téléphones / tablettes.

La meilleure des connections est celle avec vous même !

 

Pascal Martinez